Maracaibo
En général, les guides touristiques ne sont guère flatteurs en ce qui concerne cette ville. Pourtant, elle vaut la peine d'être découverte. Vous l'avez compris, c'est chez nous, on ne va pas en dire du mal !!!
C'est la deuxième ville du pays mais ses habitants, qui
sont très régionalistes, vous diront tous sans hésiter : "Somos
primeros".
En effet, depuis la découverte du pétrole
en 1917, la ville est devenue le poumon économique du pays.
Le plus intéressant est de "vivre" Maracaibo pendant quelques jours pour s'imprégner de son ambiance atypique, particulièrement en novembre et décembre, début des fêtes de la patronne de la ville qui s'étendent jusqu'à la Noël.
Si je devais faire une comparaison, je
dirais que c'est la "Marseille du Venezuela". Les habitants ont une façon de
s'exprimer et un accent si particulier qu'ils sont aussitôt identifiés dans
tout le pays.
Les "Maracuchos" sont réputés blagueurs, toujours prompt à
rire et à se moquer. Ils sont bruyants, voire un peu sans gêne mais au
final, très
attachants.
Un genre musical gai et syncopé, "La Gaita" est typique de la région. En fin
d'année, celui-ci est repris à travers tout le pays et devient alors le
symbole des fêtes de Noël.
La ville est vraiment bruyante, chacun y adapte à sa manière les règles de conduite
automobile, feux tricolores et stop font simplement office de mobilier
urbain.
Le centre ville historique est une véritable fourmilière où
l'on peut trouver de tout, à bon prix, à condition d'oser s'y aventurer. L'architecture est
globalement de type colonial, très coloré. Certains quartiers valent
vraiment le coup d'oeil, soit qu'ils aient été bien réhabilités, soit au
contraire parce qu'ils sont en très mauvais état.
Par contre, on s'y lève de bonne heure car c'est la ville la plus chaude du pays !
Passer par Maracaibo, c'est aussi visiter la péninsule de la Guajira, terre des indigènes Wayuù qui vivent entre Venezuela et Colombie sur un immense territoire aride. Leur artisanat est réputé car très coloré, particulièrement les tuniques "mantas" portées par les femmes et les hamacs tissés artisanalement
Une autre ethnie, les indigènes Añus, vivent sur des pilotis dans la lagune de Sinamaica. C'est, parait-il de leur découverte par Alonso de Ojeda en 1499 que serait venu le nom de "petite Venise" donnant son appellation au pays.
- Parcourir le centre ville, de bon matin et se perdre dans le "callejón de los pobres".
- Visiter le musée d'art moderne Lia Bermudes
- Voir le quartier de Santa Lucia,
- Flâner dans les centres commerciaux pendant le jour et profiter de l'atmosphère conditionnée,
- Découvrir le parc "Vereda del lago" tôt le matin et en fin de journée pour admirer le lac et voir les citadins se livrer à leurs activités sportives et de détentes.
- Aller voir le pont qui fut longtemps le plus long du monde,
- Dîner en ville, un patacon, un tumba rancho ...
- Sortir autour de la place de la République dans les tascas où se réunit la jeunesse noctambule,
- Faire une excursion en territoire Guajiro jusqu'au marché de Paraguaipoa, voir la lagune de Sinamaica, le castillo de San Carlos de la barra qui commande l'entrée du lac,
De 2 à 5 jours pour avoir le temps de prendre la "température" de la ville, sachant que si vous voyagez seul, vous aurez de plus grandes difficultés pour effectuer ce programme.